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Fin du Livre. Article 17/07/2009

Chapitre 4

 

Environ un an plus tard.

 

 

 

 

 Tribunal des Juges. L'endroit est sombre. Seuls trois grands hommes à la capuche recouvrant leurs traits de visages sont là, à observer Prisca et Augustin.

Le plus âgé peut-être, prend la parole, et sa voix résonne dans la tête des jeunes adolescents :

 

"- Jeune fille, bientôt âme errante et perdue du monde de Terencia... Tu as échoué dans ta mission. Tu sais ce qu'il t'attend."

 

Prisca, affolée, s'effondra à terre et ses mains se plaquèrent sur son visage. Elle gémit :

 

"- Que faut-il faire pour les autres ?"

 

L'homme ricana.

 

"- Tu n'as pas d'avenir et tu crains pour celui des autres ? Quelle petite sotte tu peux faire !

- Permettez-moi une faveur, je vous en supplie !

- Tiens donc, une faveur ? Non, mademoiselle, trois, comme le génie ferait pour Aladdin. Sauf, bien sûr, si tes demandes sont trop larges...

- Que Prinagaëlle ne vive pas trop dans le malheur, qu'Edwige retrouve sa fille sur terre et que mes proches soient heureux.

- Tes amis ? C'est trop vaseux. Demande quelque chose de précis et réfléchis avant de parler, car vois-tu : Prinagaëlle sera bien obligée d'être dans le monde qui va sombrer ; comment veux-tu qu'elle soit heureuse ? Trop tard, tu as utilisé tes trois voeux. Et crois-tu seulement que l'on va réaliser ce que tu nous as demandé ? Tu es bien naïve ! Mais maintenant, il est temps de t'envoyer croupir dans un monde où seules les âmes lasses se retrouvent. Bon voyage "Prisca" ! Ha ha !"

 

Une main invisible plaqua Augustin sur Prisca. Celle-ci tomba à la renverse et leurs lèvres se frôlèrent. La puissance invisible ne relâcha pas sa prise et, appuyant sur la tête du pauvre garçon, celui-ci embrassa Prisca vigoureusement, contre son gré. Malgré tout, il se débat dans tous les sens, pour éviter à Prisca, ce qu'il lui a toujours caché.

La jeune fille, quant à elle, ne peut plus respirer. Elle sent les mâchoires du garçon qui la martyrise plus qu'autre chose, et quand enfin elle put reprendre son souffle, une douleur enflamme sa bouche, puis sa tête, puis tout son corps.

Augustin pleure de rage et de détresse tout en regardant Prisca qui se tord dans tous les sens. Il l'appelle mais elle ne répond pas, en proie à une ignoble agonie.

Malgré sa vision floue, elle aperçut Edwige. Elle voulut lui demander de l'aide, mais la douleur est trop forte. Ses yeux maintenant baignés de larmes virent encore une chose quila fit souffrir : Augustin embrasse la jolie Edwige. Prisca pousse un cri de désespoir : comment se connaissent-ils ? Pourquoi Edwige ne se tord pas de douleur comme elle ? -car elle en est sûre, Augustin a quelque chose en lui qui provoque tout ça, au moindre contact).

A présent, Prisca ne voit plus que de sombres formes dont une qu'elle connait bien, qui s'approche d'elle comme un automate à qui on force d'avancer.

Augustin se penche ; des larmes coulent le long de son visage. Il murmure d'une voix blanche et cassée :

 

"- Je suis si désolé Prisca... Pardonne-moi... Je ne peux pas faire autrement."

 

Sa bouche se plaqua une seconde fois sur celle de Prisca, qui, elle, sombra lentement, très lentement dans un sommeil profond...

Pendant ce temps, sur Terre, les orages commencent à éclater, l'obscurité règne sur la planète bleue et le Soleil a disparu du système solaire. D'où ils se trouvent les hommes du Tribunal des Juges écoutent avec amusement la foule qui crie sa détresse...

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Le Vendredi 17 Juillet 20093 commentaire(s)

Chapitre 2

 

Le journal intime.

 

 

 

Narrateur Augustin.

 

 

Cours d'option Math.

 

 Assis en compagnie de Clarisse, j'écoutais peu le cours, et échangeait des mots avec ma chère voisine de classe... blonde. Qu'est-ce que j'ai contre les blondes ? Ah ah ! C'est une longue histoire !... Bref.

 

"Ouè ce matin L éT pas bi1 du tout. G entendu dire qu'Edwige éT en tr1 2 mourir é jcrois que Priss va prendre 1 tr1 pr allé  à l'hôpital. En fet el ve pas trop m'en parlé."

 

Bizarre, Clarisse paraissait beaucoup plus sereine. Je dirais même qu'elle a un air guilleret, qu'elle est trop contente, trop sûre d'elle. Qu'est-ce qui cloche chez elle ? Je soupirai. Depuis hier soir, tout s'était passé avec beaucoup de rapidité. Après des sanglots énormes que Prisca avait laissé couler -dans mes bras, bien malgré moi- je l'avais déposée sur son lit. Je me souviendrais toujours du faible sourire qu'elle m'avait adressée. Son visage restait vraiment doux à regarder, et ses traits fins et réguliers. Comparée à Clarisse, elle semblait beaucoup moins ingrate.

Re-soupir.

 

"Ecoute Clarisse, évite déjà de m'écrire en sms, je ne supporte pas. Ne te fais pas trop de films non plus sur Prisca et moi, je ne l'ai que surveillée !"

"Roh ! Tu es vraiment un mec relou ! Sa se  trouve..."

"Qu'est-ce qu'il se trouve ?!"

"Tu l'aimes ou elle t'aime chu persuadée."

"On se connaît à peine, t'es blonde du cerveau ou quoi !"

"Kèce ta contre lé blondes !!!!!!"

"Écris français s'il te plaît."

"Pourrais-tu me donner la raison pour laquelle tu n'aimes pas les blondes ?"

"Le sujet est clos."

 

Alors que Clarisse allait répliquer, la sonnerie me sauva. Ce n'est pas le fait que je n'apprécie pas Clarisse parce qu'elle est blonde (ah non, non... aucun préjugé !)... Cependant, les caricatures qu'on donne aux blondes s'avèrent souvent... bien réelles (à part quand l'on trouve certaines anomalies chez des brunes, je pense tout de suite à une teinture). Ceci étant dit, (et seulement mon avis !), je trouve aussi Clarisse un peu lourde et niaise, même proche de la fille stupide. Blonde, quoi. Toutes les idées qu'elle s'imaginait à mon sujet -ou à celui de Prisca- étaient embarrassantes (puisque ce n'était jamais les bonnes). Quoi ? Ce n'est pas parce que je pensais souvent à elle, que je l'aime ! Non, ça, je n'y croyais pas.

 

"-Alors, ta réponse ?!"

 

Clarisse fulminait de rage. Ah ah ! J'aime bien la rendre furieuse, c'est vraiment comique...

 

"- Je n'en donnerai pas.

- Tu n'es qu'un... lâche !

- Mais quelle gamine tu peux faire ! Ce n'est pas la mort, non ? Tu n'as qu'à réfléchir pour savoir !"

 

Oups. Réfléchir devait être un trop grand mot pour elle car elle leva un sourcil -signe qu'elle n'avait toujours pas compris, ah ah !- puis elle rougit, me regarda en face, irritée, et reprit :

 

"- Espèce de... Crétin double face ! -crétin double face ? originale la blonde...- Je ne suis pas une gamine d'abord ! Je suis même plus mature que pas mal de filles de ma classe alors tais-toi !

- Ce n'est pas en me traitant de scotch double...

- Crétin...

- Oui, bon, "crétin double face" que tu te rendras plus mature, ni en rabaissant tout le monde par tes "je", "je", "je", tu passes pour une égocentrique ! Et ensuite, le ton sur lequel tu me parles me déplaît, on dirait une hystérique mi-cruche mi-blonde !

- Tu me dis que de traiter les gens de machin bidule ne me rendrait pas plus mature mais toi alors, avec "ta cruche blonde" !

- Petite différence avec toi, c'est que je n'ai jamais dit que j'étais plus mature que les autres...

- Je..."

 

Elle poussa un grognement, fit volte face et partit, la tête haute. Son dédain me répugnait. Comment Prisca pouvait l'apprécier ?...

 

***

 

Narratrice : Prisca.

 

Hôpital de la Bienveillance.

 

Nul comme nom quand on sait qu'une personne importante à nos yeux y vit ses derniers jours. J'entrai, trop pressée pour m'attarder aux chutes occasionnelles que je pouvais avoir à ma grande habitude. Les larmes ont cédé la place au stress, à l'angoisse. Je n'eus pas besoin de demander le numéro de la chambre ; on me l'avait déjà indiqué au téléphone. Le personnel de médecine savait que j'allais venir. Edwige aussi. Et, paraît-il, quelqu'un d'autre...

La porte étant ouverte, je la vis -elle n'était plus dans le bloc opératoire. Elle semblait encore plus pâle qu'à l'ordinaire, ses cheveux toujours aussi noirs -on ne peut pas trouver plus noirs,- collés à sa peau blanche marmoréenne et translucide. Ses petits yeux gris sombres me fixaient, légèrement voilés, comme si le hasard fit que je ne puisse déceler le mystère caché derrières ses pupilles.

Je m'agenouillais. Elle inspira profondément et me chuchota, sa petite voix douce apaisant le chaos de mon cœur :

 

"-Bonjour, chère."

 

Elle n'a pas changé  sur ce point. Depuis que l'on se connaît, elle m'a toujours appelée "chère". Non, pas "chère amie", "chère", et point.

 

"-Comment vas-tu ?

- C'est plutôt à toi qu'il faut poser la question, lui répondis-je.

-Très bien. Même si cela me gêne de rester enfermée ici."

 

Tout d'un coup, Edwige fut prise de violentes douleurs ; elle suffoquait, bougeait à droite puis à gauche de son lit, les yeux exorbités et perdus dans la secousse de son corps.

 

"-Edwige !! criai-je, affolée. EDWIGE !!!!!

- Prisc... Prisca...

- OUI ?!!!!"

 

Elle s'arrêta, souffla profondément, les yeux fermés, et reprit :

 

"- Je m'excuse, chère. Je ne me suis pas encore habituée à tous ces maux.

- Tu n'as pas à t'excuser ! répliquai-je, piquée sur le vif. Tu veux que j'appelle l'infirmière ? Cela te fait si mal ?

- Non, non, ne t'en fais pas. Et... est-ce que... L'as-tu vu ?

- De qui ? De quoi ?

- L'... L'enfant...

- Serait-il dans la pièce d'à côté ?

- Peut-être...

- Puis-je ?...

- Bien sûr !"

 

Son sourire resta figé. Je me dirigeai vers la porte opposée du lit d'Edwige, l'ouvrit avec lenteur... Je vis... une enfant... Je m'approcha doucement de son berceau... Habillée en rose, celle-ci dormait paisiblement. Du moins, de ce que je croyais.

Sa peau, aussi blanche que celle de... sa mère -il fallait m'y habituer, et surtout s'habituer à la REALITE. Edwige était celle qui avait portée la fillette, et bien malgré elle. Le plus étrange dans tout ça, c'est que l'adorable bambin semblait donner beaucoup plus que son âge réel.

Me ressaisissant, je retournai voir Edwige. Elle n'avait pas bougée de tout le temps que je l'avais laissé.

Cette fois-ci, je m'assis à la chaise la plus proche de mon amie, et lui parlai :

 

"- Comme cela... Tu n'as pas avorté ?

- Non... Je ne l'aurai jamais fait.

- Même au prix de mourir ?

- Je lui laisse ma vie. C'est comme un échange ; elle sera heureuse dans cette vie, et peut-être me remerciera-t-elle. Pour ma part, je suis contente d'avoir pu lui faire ce cadeau."

 

Son sourire illumina son visage et ses prunelles étincelaient. Edwige était une fille généreuse ; c'est ce que j'aimais par dessus tout chez elle. Mais elle représentait aussi une grande soeur pour moi, et parfois bien plus ! Le nombre de fois où elle a su m'aider, me consoler, fait réfléchir, rire, mais aussi pleurer, grogner...

Toute ma vie avait tourné autour d'elle, je ne souhaitais pas la voir partir. Pas maintenant. La vie est tellement injuste !!!! Edwige ne méritait pas de mourir ! Si je retrouvais son assassin...

 

"- Clarisse a laissé dire que ton tueur avait un lien de parenté avec toi."

 

Elle leva les yeux au ciel suite à ma déclaration, pensive. Son expression était anxieuse. Elle grimaça -de douleur ?- et me répondit, sourcils froncés :

 

"- Méfie-toi de Clarisse... Ce qu'elle t'a dit... ne la regarde pas.

- Alors moi non plus, je suppose ?"

 

Elle soupira.

 

"- Ce n'est pas la même chose entre Clarisse et toi !"

 

... Puis me regarda de ses yeux francs :

 

"- Promets-moi une chose.

- Oui.

- Que Prinagaëlle vive heureuse.

- Prinagaëlle ?

- Oui... Donne lui ce nom..."

 

Ses yeux furent soudain remplis d'un voile de tristesse.

 

"- Je crois qu'il est temps pour moi...

- Nooon ! Ne dis pas ça !!!

- Je suis désolée... Adieu... petite sœur...

- Arrête !!!! lui criai-je, en proie au désespoir.

- Je... je t'aime...

- Moi aussi... je t'aime...

- Adieu... petite sœur...

- Noooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

 

***

 

Narrateur : Augustin.

 

C'est impressionnant le nombre de fois où l'on peut se trouver inutile... Prisca était rentrée de l'hôpital, pleurant toutes les larmes de son corps, pensive, grincheuse... Serait-il possible que son amie Edwige soit ...? De toute manière, je ne voyais pas comment l'aider. Demander à Clarisse serait annoncer ma mort ; Eliott et Raphaël n'étant pas les meilleurs psys du lycée, je préférai donc me retenir. Bon... Il faut bien prendre une décision...

La porte de sa chambre se trouvait en face de moi. A présent, il n'y avait qu'à frapper. J'inspirai un grand coup et toquai. Silence.

Je m'apprêtai à faire une chose que j'aurai pu regretter plus tard. Hélas, l'acte fus commis ; J'ENTRAI. Prisca était là, sur son lit, allongée sur le côté. Elle dormait. Ses sourcils restaient froncés et des larmes coulaient toujours sur son visage. Quelquefois, elle poussait des gémissements, ou proférait des paroles inintelligibles.

Je restai assis près d'elle, à l'observer... pendant une bonne vingtaine de minutes. Je ne me lassais pas.

Alors que je fis avec mes yeux le tour de la pièce -pour la énièmes fois- ceux-ci s'accrochèrent à un détail qui ne m'avait pas frappé auparavant. Un carnet vert. Vert pomme. Je tendis le bras pour l'attraper -il était situé entre les lattes du lit et le matelas. Je le tirai de sa cachette et l'ouvrit. Abondamment rempli son cahier. Des cœurs, des citations, des images couvraient les pages de partout. Et du texte aussi. Tiens, des dates... Un journal intime ? Bizarre... Je n'avais pas songé au fait que Prisca en tienne un... 25 décembre. Pourquoi y avait-il des photos d'une seule et même personne ? "Le jour où tu as disparu..." quelle idée de mettre des phrases aussi énigmatiques ! "Tu me manque déjà grande sœur." La fille en photo serait sa sœur ?! Prisca et elle ne se ressemblent pas du tout ! Alors que Prisca a la peau mate, des yeux marron, des cheveux bruns raides et une allure de fille souple et gracieuse, l'autre arborait un teint blanchâtre, des yeux gris sombres, des cheveux noirs (je n'avais jamais vu plus noirs !) volumineux et bouclés à la fin, un charme détonant et un regard perçant. "Edwige, je t'aime à jamais." Prisca ne pourrait pas dire "pour toujours" comme tout le monde ? Et Edwige c'est elle ?!!!!! La fille qui est pratiquement sur toutes les photos ? Incroyable...

Elle est vraiment magnifique et a l'air si fragile ! Ses yeux expriment des millions de sentiments que je n'arrive pas à identifier.

Tout d'un coup, j'entendis un gémissement. Je levai la tête : Prisca n'avait pas bougé et semblait dormir plus paisiblement. Je devais avoir des voix. Après un haussement d'épaules, je me remis à lire. Des photos, des photos et encore des photos pendant une bonne quinzaine de pages, décorées de rose et de coeurs de partout. C'est bien un truc de fille ça. Je tournai les feuilles dans tous les sens et arrivai à la page dédiée à aujourd'hui.

 

"Le 12 septembre.

 

               Edwige est partie aujourd'hui. Elle vous a rejoint, papa et maman. Loin de vous, je me sens mal. Je ne connais pas mon passé, je ne sais pas ce que l'avenir me prépare (encore des poisses ?!). J'ai la garde Prinagaëlle. Quelle enfant spéciale ! Mais elle est vraiment belle et me rappelle Edwige. Les scientifiques disent que son coeur ne bat plus mais qu'elle vit encore, on ne sait comment. Sa poussée de croissance est incroyable : il n' y a que trois jours qu'elle est née qu'on dirait une enfant de deux ans ! Cela me rappelle "Renesmée" dans "Twilight"...

                Je n'irai pas à l'enterrement d'Edwige. Non. Pour moi, Edwige est partie, mais elle est toujours présente. Je refuse de croire qu'elle n'est "plus rien" après cette "mort". Edwige, tu me manques tellement ! Sais-tu combien j'ai mal ? Je me sens si responsable ! Si seulement cette veille de Noël, je n'étais pas partie, tu n'aurais peut-être pas fait la bêtise de... Edwige, je suis perdue sans toi. Aide-moi, je t'en supplie ! Sache une seule chose : Je t'aime."

 

Émouvant. Que penser après cette lecture ?... Et quel garçon stupide je peux faire ! Tout ça ne me regarde pas. Je pris alors conscience  de l'erreur que j'avais faite : j'étais entré dans la vie de Prisca sans qu'elle m'y ait invité. Quel idiot ! Vraiment !...

 

"- Prisca ?"

 

Je sursautai. Je n'ai pas rêvé ! Qui a appellé Prisca avec cette petite voix de gamine ? Je me tournai vers la salle de bain. Là, un parc. Et une enfant. Cette dernière m'observait de ses grands yeux étonnés et recula d'un pas lorsque je tentai de m'approcher d'elle. Sa peau était blanche, ses cheveux courts ondulaient et prenaient une teinte argentée au bout. Sa robe  rose en dentelle lui allait à merveille. Tandis que je ne cessais de la décrire dans ma tête, elle m'épiait toujours, de ses yeux flamboyants comme le feu.

Alors... c'est elle la fameuse Prinagaëlle ? C'est vrai qu'elle fait âgée pour... trois jours. Le silence se fit lorsque je m'arrêtai de bouger. J'entendai mon coeur. Penchant la tête, je dressai l'oreille : aucun battement ne me parvînt de chez la petite Prinagaëlle. Rien.

Ainsi, tout est vrai... mais tout semble si absurde !

Non. Après réflexion, rien n'est plus absurde que mon histoire, ma vie.

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Le Vendredi 17 Juillet 20093 commentaire(s)

Réponses à certaines questions que vous pourriez vous poser à la fin de la lecture de ce livre.

 

 

 

1/ Prisca ne serait pas ton portrait craché par hasard ?

 

Par hasard, oui, peut-être un peu... Mais pas totalement. Je ne vois pas comment mieux vous l'expliquer, cependant, je peux vous assurer que je n'ai pas essayé de me représenter. Sauf pour certains défauts (comme la malchance et la maladresse) et quelques atouts.

 

 

2/ Pourquoi au début du chapitre 2, Clarisse parle d'Edwige à Augustin comme si elle savait qu'il la connaissait, alors qu'à la fin du chapitre, on découvre qu'il ne sait pas du tout qui est Edwige ?

 

Imagine-toi que c'était la suite d'une conversation (par messages, en cours) et que Clarisse avait déjà parlé d'Edwige à Augustin. Elle lui explique simplement la situation, et contrairement à ce que tu penses, elle n'a pas détaillée Edwige. Elle l'a juste "nommée".

 

 

3/ Pourquoi Prisca "se tord de douleurs" et pas Edwige ? Pourquoi cette dernière serait-elle vivante ? Et surtout, pourquoi au premier baiser, Edwige n'a rien eu alors qu'au deuxième elle doit souffrir ?

 

Ahem. Et bien, je ne peux pas répondre entièrement aux questions, cependant, je vais faire mon possible. Prisca se tord de douleurs à cause des cellules salivaires d'Augustin qui sont mortelles. Ce sont un véritable poison pour quelconque fille qui pourrait l'embrasser (bon, un peu plus, quand même). C'est pourquoi au premier baiser elle n'a rien eu, car c'était seulement en "surface". Vous comprenez ? Héhé, bon, c'est un peu compliqué tout ça ^^.

Edwige, vivante ? Ahah, c'est un secret, vous le saurez aux tomes suivants... ça dépend de mon humeur... :D

 

 

4/ Qui est le père de Prinagaëlle ? Serait-ce Augustin puisqu'il embrasse Edwige à la fin ? Mais alors dans ces cas-là... Il aurait dû la connaître avant ?...

 

[C'est que ce ne sont pas que des questions débiles '^^] Héhé, bon, en fait, je ne peux vous dire qui est le père de Prinagaëlle, c'est réservé aux agents du JBG*, secret professionnel.

Non, sérieusement, ce serait gâcher la suite des tomes si je vous dit tout là ! Un indice : NON, Augustin n'est pas le père de Prinagaëlle et même s'il a embrassé Edwige, il ne la connaissait pas avant... Enfin... Surprise !

 

 

5/ Dans le livre, Prisca serait dans un lycée français, mais le fonctionnement de ce lycée est, comment dire... bizarre ! Et normalement, Prinagaëlle ne devrait pas être remise à Prisca qui n'est ni une majeure, ni une parente !

 

[Vraiment pas bête ces jeunes !!] Hum. Oui, Prisca est dans un lycée français, mais ce livre se passe dans un monde parallèle au nôtre. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses ressemblantes, mais pas tout. Ici, Prisca n'est ni parente, ni majeure, mais elle a le droit de s'en occuper. Malheureusement pour elle, elle n'a pas fini ses études, c'est pour ça que Reyes (ah lala, quel cas celle-là !) va être baby-sitter pendant les heures de cours de Prisca.

Repère : Première année = 2nde

Deuxième année = 1ère

Troisième année = Terminale

 

*JBG = James Bond Girls. (il y a d'autres interprétations mais j'ai une flemme atrooooce de tout noter T-T) Non, en fait, pour le savoir il faut que vous lisiez le livre ou le manga JBG, ou que vous voyez l'animé (s'il se fait, bien entendu ^^).

 

 

 

 

 

 

 

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Le Vendredi 17 Juillet 20091 commentaire(s)

Chapitre 3

 

 Confidences.

 

 

 

Narratrice : Prisca.

 

Les rayons de soleil vinrent me réchauffer la peau et me procurer un plaisir intense. J'aime la chaleur,  qu'elle émane d'une personne (au sens propre et figuré) ou de tous objets, toutes choses... De mon lit, je me levai promptement et regardai à travers la porte de la salle de bain. Prinagaëlle se tenait debout, me scrutant de ses beaux yeux flamboyants.

 

"- Prisca !" m'appela-t-elle.

 

Je marchai lentement vers elle et lui chuchotai :

 

"- Bonjour Prinagaëlle. Comment vas-tu aujourd'hui ?

- Je vais bien, me répondit-elle tout sourire.

- Que veux-tu faire ce matin ?

- Je ne veux pas voir les messieurs en blanc."

 

Mmmh, difficile de ne pas lui dire "oui". Les scientifiques, médecins et tout le barouf tenaient à voir le "phénomène inexplicable" et ainsi, parler d'elle, l'observer à longueur de journée... Bref, que de choses pas très agréables.

Je soupirai.

 

"- Prisca, pourquoi tu souffles ?

- Je ne souffle pas, je soupire.

- Et pourquoi tu soupires ?

- Je pensais à ce que les messieurs en blanc pourraient te faire faire et je me suis dit que cela ne te plairait pas.

- C'est pour ça que Prisca a soupiré ?

- Oui.

- Prinagaëlle veut pas que Prisca soupire parce que Prinagaëlle pense que ça rend pas heureuse Prisca."

 

Elle s'était exprimée avec beaucoup de douceur et de tact ; mais ses yeux se remplirent soudain d'un voile de tristesse. Elle me regarda longtemps, sourcils levés, passant d'une expression à une autre : inquiétude, mélancolie, curiosité, malaise, gêne, timidité... Jusqu'à ce que l'on frappa à la porte.

 

"- Oui !" clamai-je à distincte voix.

 

Augustin entra, suivi de Raphaël, Eliott et Clarisse.

 

"- Bonjour, me dit ce premier. ça va mieux ? Et Priganaëlle aussi ?

- Prinagaëlle, le corrigeai-je, et oui, je vais mieux.

- Hého, Prinagaëlle c'est trop long, rétorqua Raphaël. ça me fait penser à Prine... Prune...

- Ah ah, pouffa Eliott, et pourquoi pas Abricot tant qu'on y est !

- Ou Cerise... C'est mignon Cerise, non ?

- Tais-toi Clarisse, grogna Augustin.

- Tu m'énerves ! lui répondit-elle en colère. Je ne peux jamais en placer une avec toi !

- Je ne te contredirais plus si tu arrêtais de balancer des bêtises.

- Et bien sûr, quand Eliott et Raphaël disent n'importe quoi, tu ne les engueules pas !

- Normal, ce sont mes amis, eux."

 

Ouille, ça fait mal ! Je n'aurai pas aimé... Clarisse passait du rouge au vert, du vert au violet ou encore du violet au blanc... Bref, elle ne paraissait pas contente du tout. Elle cria :

 

"- AUGUSTIN ! Je ne sais pas ce que tu as contre moi, mais tu as intérêt à me donner des excuses VALABLES !!!!

- Oh que non.

- Oh que si ! Et maintenant !

- Rêve et crève.

- Tu... Alleeeez ! Dépêche-toi, je n'ai pas tout mon temps !

- Tiens, comme c'est bizarre... Moi non plus...

- Arrête et dis-moi tout de suite...

- De quoi ?

- Mais tu le fais exprès ?!!

- A ton avis.

- Tu crains ! s'écria-t-elle, la mine boudeuse.

- Je suis ravi de le savoir, affirma-t-il, amusé.

- Je...

- Tu ?...

- Raaaah !"

 

Elle se retourna, et partit en claquant la porte, comme l'aurait fait une gamine qui n'aurait pas obtenu ce qu'elle voulait, même par les pires caprices.

 

"- Oh, oh, fit Eliott, enjoué. Je crois que tu l'as vexée...

- Non, sans blague, lui répondit Augustin, sans amertume.

- Tu as quand même été un peu vache," m'exclamai-je.

 

Silence. Et voilà, encore un gros blanc quand c'est moi qui parle. J'ai vraiment une de ces chances !...

 

"- Tu trouves ? demanda-t-il, plus inquiet.

- Un peu, oui," confirmai-je en hochant la tête.

 

Il s'arrêta, pensif. Je me posais des tonnes de questions à son sujet. Qui était-il vraiment ? Pourquoi donnait-il cette impression d'une personne qui a la tête ailleurs ? Je frissonnais. C'était un garçon étrange.

Après un temps de réflexion, il reprit :

 

"- Voudrais-tu venir avec moi cet après-midi ?

- Pourquoi donc ? lui répondis-je, étonnée.

- Comme ça, me dit-il en haussant les épaules. ça t'embête ?

- Non, non, je souhaitais juste savoir... C'est d'accord.

- On se retrouve devant le lycée, O.K ?

- Oui, mais...

- Oui ?

- Où irons-nous ?

- A la plage.

- Hmmm... Original !

- Je sais, objecta-t-il, fier de lui.

- Scuz', le coupai-je dans son admiration, je dois faire une promenade avec Prinagaëlle ce matin, vu que j'arrêtes mes cours d'option du mercredi. A plus !

- Salut... à cet aprèm' !" cria-t-il, son grand sourire aux lèvres.

 

Quelquefois, il me semblait vraiment ironique dans sa façon de faire, de penser... Bon, c'est vrai, je ne le connais pas vraiment, mais après tout, on impose souvent des tonnes de critiques sur les aspects des autres au premier abord. Qui n'y attacherait pas un peu d'importance ? C'est humain, non ?

Je pris Prinagaëlle dans mes bras, et lui chantonna une musique en anglais. Je ne savais pas comment fonctionnait son cerveau et c'était plutôt embarassant : en quatre jours, elle avait stocké une énorme quantité de mots, que ce soit en anglais, français ou espagnol, et ses capacités d'enregistrer, son agilité et sa grâce en étonnaient beaucoup, et en particulier, MOI. Elle demeurait toujours une petite fille adorable, souriante et très épanouie. Elle n'avait pas tellement changé de physique depuis sa "naissance" et ses cheveux avaient comme "ralenti" leur croissance. Sa taille aussi d'ailleurs...

 

***

 

Narrateur : Augustin.

 

Après avoir déjeûné rapidement et sans avoir soufflé un seul mot du repas, nous attendîmes Prisca et moi, que "Reyes" arrive. Je n'en savais pas plus. Prisca était soudainement prise dans un énorme mutisme, depuis qu'elle fut rentrée de sa promenade avec Prinagaëlle.

Une voiture se gara, une jeune femme blonde en sortit. Malgré sa façon de s'habiller fort élégante, son allure et son expression bourrine contrastaient avec le reste. Je n'étais pas au bout de mes surprises.

 

"- Hey Priss ! ça kiff ?

- Pourquoi cela aurait-il changé depuis tout à l'heure ?

- Ché po... Oooh !

- QUOI ?!

- Puréééeee ! C'est elle la petite que je dois garder ? -non, sans blague ! et la petite je la plains ! - Trop choukette !

- Hmmm... Elle s'appelle Prinagaëlle...

- Prine... Quoi ?

- Prinagaëlle.

- Tu veux pas l'appeller Prune, ou ...?

- Et pourquoi pas Abricot tant qu'on y est !! s'énerva Prisca. On m'a déjà fait la proposition et NON, je refuse qu'on lui donne un autre nom que celui-là !

- Okay, okay, relax... Bon, Prune... heu, Prinagaëlle ! On y va ? Tu peux m'appeller Rey..."

 

Je vis Prisca lever les yeux au ciel et soupirer. Qui était donc cette fille complètement déjantée, venant de sa cambrousse ? La réponse me fut apportée -presque- sur un plateau d'argent :

 

"- Hey cousine ! Je te la ramène quand ?

- Vers dix-neuf heures... Si tu peux.

- Ouaish ouaish, pas de problème !

- Bon alors... Pas de bêtise, hein ?

- Avec moi...

- Je préfère éviter les dégâts. Bon, tchou Reyes, je dois y aller !

- Salut ! A dix-neuf heures !

- Ouais, salut !"

 

Prisca agita nerveusement sa main en l'air, comme si elle voulait dire à sa "cousine" -je n'arrivais pas à m'y faire- de s'en aller au plus vite mais de revenir (ou pas !) avec Prinagaëlle. Elle se retourna vers moi et je lui demandai, la curiosité me dévorant :

 

"- Ta cousine... tu t'entends bien avec elle ?"

 

Comme si elle s'attendait à ma question, elle répondit en souriant, du tac au tac :

 

"- Oui bien sûr. Seulement, elle ne fait pas toujours ce qu'on lui dit : elle est assez simplette et naïve, ce qui m'énerve, au bout d'un moment.

- Hmm, je vois.

- Bon, je crois que tu voulais aller à la plage, non ?

- Tout à fait.

- On y va ?

- Ouais."

 

Jusqu'à l'arrivée sur la plage, et pendant tout le trajet du bus, Prisca n'a pas dit un seul mot. Souvent, elle fronçait les sourcils, ou regardait ailleurs les yeux fixant le vide.

Sur la grève de sable, nous nous arrêtames. Celle-ci était petite et peu connue, c'est pourquoi nous ne vîmes personne. Le vent soufflait, doux, léger, et posait sur nous comme un baiser frais, tendre et délicat. La mer à nos pieds, allait et se retirait par de vagues irrégulières et nous mouillait quelquefois jusqu'aux genoux. Le soleil, lui, nous réchauffait de ses rayons que l'on accueillait avec tant de joie. C'est vrai ; quoi de mieux que de s'étendre sur une plage, écoutant les oiseaux sauvages, respirer le bon air marin de sel et d'algues, et aussi de savourer ces instants en pleine nature, sans chose matérielle, en compagnie de...

Je stoppai ma rêverie. Tournant la tête vers elle, je la vis, belle... non, resplendissante !

 

Ses cheveux, d'ordinaire si noirs étaient couverts de reflets châtain, roux, bleutés... Et son sourire qui restait charmeur, séduisant... Elle se retourna, de façon a ce que nous puissions nous parler, et commença :

 

"- C'est un endroit magnifique où tu m'as emmené. Le connais-tu depuis longtemps ?

- Non, avouai-je en haussant les épaules. A vrai dire, je préfère les paysages de montagne.

- De montagne ? Moi c'est totalement l'inverse. Et sinon, que voulais-tu me raconter de spécial ?

- Rien... Juste te connaître un peu plus."

 

A cette dernière phrase, il me sembla que Prisca fut gênée, mais elle continua :

 

"- Que pourrai-je te dire ? Pose-moi plutôt des questions.

- Es-tu sûre ? Je ne souhaiterais surtout pas te blesser.

- En quoi pourrais-tu me blesser ?

- Sur ta vie personnelle. Des choses auxquelles tu n'as pas forcément envie de parler, tu vois ?

- Oui... Mais bon, tant pis. Nous étions partis pour faire des confidences, alors allons-y ! Tu es très gentil avec moi, tu n'es pas comme toutes ces filles qui vont répéter des rumeurs à qui-mieux-mieux...

- Normal, je n'en suis pas une.

- Oui, bon, tu vois de quoi je veux parler !

- Bien sûr. Toi aussi tu es différente des autres. Peut-être ce qui fait ton charme. On dit des garçons qu'il faut enlever deux ans de leur âge pour connaître leur mentalité. Je ne suis pas d'accord : tu as vu Clarisse ? Ce n'est pas un mec, et pourtant..."

 

Prisca esquissa l'ombre d'un sourire mais reprit, d'une toute petite voix :

 

"- Pourquoi n'apprécies-tu pas Clarisse ? J'ai remarqué que les filles et toi ne faisaient pas bon ménage...

- Oui, confirmai-je, c'est vrai. Mais je crois que les garçons et toi, ce n'est pas la grande forme non plus. Pourquoi je ne l'apprécies pas ? Non, en fait, ce n'est pas "ne pas l'apprécier", c'est... Comment te dire ?"

 

Je me mordis les lèvres. Lui confierai-je mon secret, que j'avais tant caché depuis  des années, à elle, cette inconnue ? Ou plutôt : à cette récente connaissance ? La raison l'emporta sur le coeur, et je poursuivis :

 

"- Je ne peux t'en dire plus.

- Je comprends, murmura-t-elle.

- Comment cela, tu "comprends" ? lui demandai-je, étonné.

- Tu as ton jardin secret, me répondit-elle en souriant, et moi, le mien. Au fur et à mesure que le temps passe, nous échangerons un brin d'herbe qui correspondront à des petites paroles, des petits secrets, puis une fleur, et peut-être un arbre. Et qui sait si nos jardins s'uniront un jour ?... Tu sais, nos jardins sont si beaux et si mystérieux...

- Tu as une drôle de façon d'interpréter ton monde.

- Peut-être parce que je ne viens pas de celui-ci..."

 

Surpris par sa dernière réponse, je la regardai ; une sensation bizarre -un frisson- me parcourut le long de mon échine.

 

"- Oh excuse-moi, dit-elle, j'étais prise dans mes pensées.

- Ce n'est pas grave.

- Où en étions-nous ?

- ...

- Bon, O.K. Tu voulais me poser des questions plus personnelles ? Vas-y, je t'écoute."

 

Elle me souria -peut-être pour m'encourager à aller plus loin dans mes questions. En tout cas, elle me donnait une certaine confiance.

 

"- Qu'est-ce qu'Edwige représentait pour toi ?"

 

Prisca ouvrit de grands yeux étonnés, puis répondit, pensive :

 

"- Elle représentait, et représente toujours pour moi une amie sincère, une soeur que j'aime passionément. Cette fille... C'était tout pour moi et j'étais tout pour elle...

- Je trouve... que tu t'en es bien vite remis. Excuse-moi d'être aussi direct.

- Non, non... Tu as raison de poser la question. Je ne me suis pas confiée à quelqu'un depuis longtemps tu sais. Et j'éprouve ce besoin étrange de tout raconter, tout déballer à la première personne qui vient. C'est idiot, n'est-ce pas ?

- Je ne crois pas. Si tu veux m'en parler, tu peux.

- Je ne veux pas t'embêter avec ça, répliqua-t-elle avec un pauvre sourire. Ce serait ridicule ! Nous nous connaissons à peine !

- Ce serait surtout un moyen pour mieux se connaître, tu ne crois pas ?

- Hum... Tu voudrais savoir pourquoi je m'étais aussi vite remise de la mort d'Edwige ?

- En fait... oui, je me posais la question.

- Et bien... Tu crois à la vraie mort ? Enfin, tu penses que c'est le néant après la mort physique ?

- Non... pourquoi ?

- Moi non plus. Plus précisément, je n'avais pas d'idées concernant ce qui pouvait se passer après la mort. Quand je suis rentrée de l'hôpital, j'ai fait un rêve étrange. Enfin, un cauchemar plutôt. Je voyais... Edwige. Et des hommes habillés d'un accoutrement spécial : noir et marron ; on ne pouvait apercevoir leurs visages. Oh ! j'en ai encore des frissons ! Ces "hommes" si je peux les appeler comme ça, me parlaient d'une chose étrange : de l'accident d'où sont morts mes parents et aussi de Prinagaëlle. Et de moi. Entends-tu les battements de mon coeur ? Pour Prinagaëlle, ce n'est pas le cas. Seulement, elle, elle n'a pas à chercher son coeur physique pour maintenant. Moi, j'ai un an jusqu'au jour anniversaire de l'accident de mes parents. Si je ne l'ai pas trouvé avant, je perdrai tous sentiments, toute vie. Ma mort serait un horrible trou noir et le monde tomberait dans le néant, le mal et l'obscurité... Par ma faute. Faut-il chercher une réponse physique, morale ? Ce rêve est-il réel, a-t-il une signification ? Je ne sais que penser..."

 

Troublée, Prisca versa quelques larmes silencieuses... Dans un élan de folie, je pris son visage entre mes mains, nos regards se croisèrent. Presque promptement, je lui posai un long baiser... Je ne voulais plus la quitter... Elle n'imposa aucun geste de recul : au contraire, ses jolies mains fines et délicates se posèrent autour de ma nuque avec une infinie douceur.

En faisant cet acte, je signai mon arrêt de mort. Me reprenant, je m'éloignai d'elle brusquement et elle parut surprise. Comment lui dire la vérité ?

 

"- Prisca, je...

- Je ne te comprends pas...

- Peux-tu simplement m'écouter ?

- Pas maintenant. Je... Je suis désolée. Demain peut-être. Il se fait tard, et nous devons rentrer.

- Bon, très bien. Je te raccompagne. Sache juste une chose : je peux t'aider à régler ton problème."

 

Elle virevolta, ses yeux plongèrent dans les miens, et une lueur d'espoir brillait dans son regard. Elle me gratifia de son magnifique sourire et scruta une dernière fois l'horizon, où le soleil commençait à se coucher dans la mer...

 

 

 

 

Tags associés : Chapitre, confidences

J'kaz !
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Le Vendredi 17 Juillet 20092 commentaire(s)

Chapitre 1

 

Rencontre (hasardeuse ?!)

 

 

 

Narrateur : Augustin.

 

          17 heures 28. Je jouais avec le bouchon de mon stylo, n’écoutant que très peu les bruits de fond, mais me concentrant plutôt sur l’horloge de la classe, accrochée au-dessus du tableau. La grande aiguille me paraissait extrêmement lente dans son parcours. Mes yeux tournèrent délicatement à la diagonale droite de ma table et se posèrent sur… elle.

 

          Le lycée avait beau m’ennuyer, j’y trouvais quelques avantages, et ce court moment en faisait partie. Le regard de la fille était las, mélancolique… Triste ? Non, je ne pense pas que ce soit vraiment le mot… En tout cas, ses yeux fixaient le vide et elle ne semblait pas plus s’intéresser au cours que moi.

 

           Une minute. Les devoirs étaient écrits en face, mais je les avais notés en début d’heure sur mon agenda, histoire de sortir plus vite de cette satanée pièce, qui sentait le renfermé.

 

           Quelques secondes. Allez, plus vite !

 

            Bon sang ! Cette sonnerie est détraquée ou quoi ?!!

 

« DRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNGGGG !!! »

 

            Enfin ! C’est pas trop tôt !

 

            Je pris mon sac promptement et sortis de la salle le premier. Mr Warner – professeur d’anglais renforcé – ne prit pas le temps de me demander de marquer mon travail, j’étais parti trop vite. Beaucoup trop vite. Tellement vite que je n’ai pas pu L’entrevoir avant de rejoindre Eliott et Raphaël.

 

            Qu’est-ce qui me prend ?! En plus, ce n’est qu’une première année… Je ralentis, m’apercevant que mon pas prenait une allure d’homme d’affaire pressé, et m’assis sur le banc, où mes amis m’attendaient.

 

« - S’lut les gars, lançai-je, peu motivé.

- Hey, mec ! T’as pas l’air dans l’mouv’ là ! » cria Eliott.

 

             Je repoussai son doigt accusateur qui était pointé vers moi, et lui répondis, sur le même ton maussade (avec la grimace en prime cette fois-ci) :

 

« - Arrête, tu me gonfles avec tes airs de « Cool, Zen » et ton espèce d’accent de racaille dix fois trop forcé !

 

- Roooooh !

 

- Non, sérieusement, s’exclama Raphaël, alors qu’Eliott allait répliquer, quelque chose ne va pas ?

 

- Tu peux nous en parler, railla Eliott, on est des psys totalement rassurants.

 

- Ah ah, répondis-je avec une pointe d’humour, et tes patients sont rassurés quand ils te voient ? »

 

               Il fit une mimique excentrique, puis soupira fortement, ne prenant pas soin de se demander s’il donnait l’image d’un garçon bien élevé. Je ris face à ce changement d’expression qu’il opérait, essayant tout de même de me retenir.

 

« - Au fait, reprit-il, comment trouvez-vous les nouvelles élèves ?

 

- Crétin, répliquai-je.

 

- Idiot, confirma Raphaël.

 

- Alleeeezz les mecs ! Dîtes pas qu’y en a pas une qui … !

 

- La ferme El’, le coupai-je sèchement.

 

- Oh oh ! Ta réaction veut tout dire, vieux !

 

- Quelle en est ta déduction ?

 

- Que c’est une fille de première année, brune, jolie, fine, douce et intelligente. Comment je le sais ? Primo, parce que les 2èmes années sont toutes des grandes gigues blondes et stupides. Secondo, parce que tes coups d’œil, vieux –désolé de te dire ça mais c’est vrai-, ne sont pas très discrets. Et TERCIO, je suis un mec très observateur, MOI !

 

- Ooooh, comme il est perspicace le petit Eliott ! plaisanta Raphaël, en lui ébouriffant les cheveux.

 

- Mmmmh, réussis-je à répondre, pris dans mes pensées.

 

- Hé ho, Gus, brailla Eliott, tu penses encore à elle ? »

 

              De nouveau, les deux s’esclaffèrent. Décidément ! La rentrée commençait bien… Pourtant, c’était réel : je faisais défiler le visage de la fille dans ma tête, et à l’intérieur de moi, cela me… comment pourrai-je m’exprimer ? Il était si bon de penser à elle,  et je m’étais habitué aux soubresauts que pouvait provoquer mon cœur, ne les trouvant plus si désagréables qu’au début… J’entendais au loin sa petite voix douce et enfantine se répercuter dans mon esprit, en même temps que je visionnais sa silhouette fine et élancée, son visage rond de poupée chinoise – oui, elle était typée ; origine asiatique ?! - ses traits fins et réguliers adoucis par sa peau de couleur de pêche attirante ét         aient… À croquer s’il en était possible.

 

               J’arrêtai mes rêveries, observant mes amis, toujours aussi hilares depuis le moment où j’avais pensé à elle.

 

                Hum. Je secouai la tête. Je n’étais pas un de ces garçons qui couraient après la première fille que je voyais, ou à m’en intéresser tout autrement.

 

« - Ahem, marmonnai-je.

 

- Hum, fit Raphaël, on est désolé… C’était… plus fort que nous.

 

- Ouais, j’vois ça…

 

- Franchement… C’est aussi ENORME – il pesait bien ses mots – que ça ???!!!! La petite brunette asiatique de première année ? Enfin, c’est ton droit… »

 

               Je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir. Enfin si, un peu quand même. Les filles ne m’avaient pas beaucoup intéressé jusque-là – peut-être une ou deux quand j’étais en primaire ? Mais j’avais aussi des raisons pour ne pas m’en approcher… Raphaël les connaissait mais ne m’en parlait pas – ou peu – pour ne pas me faire de la peine. L’idée de partager mes secrets avec Eliott ne m’enchantais pas tellement ; je pouvais lui faire confiance, mais c’est surtout ses réactions qui ne me plaisais pas. Le sérieux et lui, c’est comme si 2+2 faisaient 8. De plus, je pensais m’attacher un jour à une fille… traditionnelle ? Je ne suis pas bien compliqué : peau blanche, grande – évitons les blondes ! – intelligente… La fille, c’était tout autre chose.

 

* * *

 

 Narratrice : Prisca.

 

                Pffff, les devoirs, le boulot, le travail ! Dans ce fichu lycée, ils n’avaient que ces mots à la bouche ! Pourquoi étais-je venue ici ? Ah oui, parce que j’avais un soi-disant très bon potentiel à exploiter et à développer davantage que les années précédentes… À croire que je ne fichais rien, et que les autres élèves ressemblaient tous à Einstein (sans compter leur Q.I supérieur à 200). Décourageant. O.K, j’exagère.

               

                Bon, qu’est-ce que le temps est long !

 

« DZZZZZZZZZZZZZZZZZ !! » Merde ! Mon vibreur ! – Regard sur la pionne - ; non, il semblerait qu’elle n’ait rien entendu. Vite, je fouillai dans mon sac. Quel bazar ! (et nous ne sommes qu’à la rentrée…) Je n’imagine même pas l’état dans deux jours…

                

                 Ouverture du portable : tiens, un texto… de Clarisse ! Qu’est-ce qu’elle veut ?! «  cc pti chou vi1 vite o WC truc urgen à te dir. T’M. a tt 2 suite »

 

                 Crotte. Flûte. Zut. Et elle veut que je fasse comment pour sortir ?? Elle est maligne, elle ! Je crois qu’il est grand temps de mesurer mes talents de comédienne, tiens… Je souris face à cette situation tragi-comique. La comédie ? Non, très peu pour moi. Je n’étais pas très douée pour ça, même si Clarisse m’avait toujours vu dans ce genre de métier, que j’étais « TROP belle, TROP charmeuse, TROP élégante… » Bref, beaucoup de « TROP » qui ne me correspondaient pas vraiment. Et puis… Qui voudrait d’une asiatique dans un film français ? Bien, j’ai marqué un point, là ; j’irai lui ressortir cet argument un de ces jours…

 

                 Soupirs. Allez Priss, quand faut y aller…

 

                 À peine eus-je fini ma phrase que j’étais déjà debout, mon corps se dressant derechef, alors que ma raison ne lui en avait pas encore permis. Je me dépêcha de marcher jusqu’au bureau de la surveillante, avec mon sourire le plus charmeur, et essayant de ne pas trébucher – avec la chance que j’avais !…

 

                Arrivée sans encombre jusqu’à l’endroit désiré, je chuchotai :

 

« - Excusez-moi madame, puis-je sortir ? Je ne me sens pas très bien… »

 

…et finis par une mimique désastreuse…

 

« - Bien sûr ; sors si cela peut te faire du bien ! » me répondit-elle, l’air de dire : « Si tu dégobilles, évites de le faire ici ! »

 

                  Clarisse aurait été satisfaite si elle avait été là. Seulement, ce n’était pas le bon moment. Son SMS, m’avait à vrai dire, rendue anxieuse. Toilettes filles. O.K, c’est là. Je ne m’étais pas trompée, elle était bien derrière la porte.

 

« - Alors, tu m’expliques ? murmurai-je.

 

- Oui, oui. Deux secondes. » murmura-t-elle à son tour.

 

                 Elle prit son inspiration, et commença :

 

«  Edwige est à l’hôpital… gravement blessée. Tu sais que nous n’avions plus de nouvelles d’elle ? Et bien… Elle était… »

 

                  Clarisse s’arrêta. Elle était en larmes. J’eus pitié d’elle car ses sanglots semblaient sincères et Edwige représentait pour moi, une fille dont l’amitié et la confiance dépassaient tous les obstacles. Elle me manquait ; nous étions comme deux sœurs, deux moitiés opposées mais si unies ! Mon cœur battait la chamade, et je me sentais à deux doigts d’exploser : Edwige, blessée – par qui ?, à l’hôpital – par quel acte ?…

 

« - Elle a été… séquestrée par un violeur… Richmond je crois… Et un lien de parenté avec elle… Excuse-moi… »

 

                   Elle se moucha bruyamment ; à part cela, j’entendais mon cœur dont les battements ralentissaient, mais surtout… Les cris d’Edwige dans ma tête, ses cris, sa voix… Edwige… Edwige qui me lançait des appels de détresse ! Cette fois-ci, c’en était trop.

 

                    Mes pleurs se transformèrent en torrents dévastateurs. Je tombai à terre, mes mains cachant mon visage. Peu importe ce qui devait m’arriver. Une vie sans Edwige, ce n’était plus rien…

 

* * *

 

Narratrice : Prisca.

 

              Trou noir. Fond d’air frais. Je n’avais pas vraiment envie d’ouvrir les yeux. Étais-je au jugement dernier ? N’importe quoi. Allez, let’s go. J’ouvris un œil, puis l’autre. Ma vision floue et les lumières de la salle où je me trouvais étaient horriblement gênantes. Je pris mon inspiration, et clignota des paupières plusieurs fois. Ça y est, j’apercevais mieux les visages. Une blonde – Clarisse ? – et deux garçons ; l’un blond, et l’autre châtain foncé… Qui étaient-ils ? Et que faisaient-ils ? Ou plutôt : qu’est-ce que je fichais dans cet endroit où rien ne me paraissait connu ?

 

               La vue me revenait à présent… et les souvenirs aussi. Je grimaçai. La douleur de mon cœur ne s’était pas apaisée. Clarisse m’observait de ses pauvres yeux rougis et enflés par les pleurs. Les deux garçons – sûrement des 2èmes années – me scrutaient aussi, et leurs regards me mettaient mal à l’aise. L’un était « Léonardo di Caprio Junior »  - et peut-être même en mieux, - l’autre, je dirai, ressemblait à beaucoup de célèbres beaux et grands acteurs – autant de qualités à la fois ! Non, en fait, je ne pouvais vraiment les décrire… Ce dernier croisait les bras sur sa poitrine, patientant sagement. L’autre avait l’air plus pressé et regardait l’extérieur, à travers la petite fenêtre.

 

« - Prisca, m’appela Clarisse, comment te sens-tu ? S’il te plaît, réponds-moi !

 

- Mmmh… réussis-je à lui répondre.

 

- C’est pas une réponse, répondit-elle en grimaçant. Ah oui ! J’ai oublié de te présenter tes charmants, heu… chevaliers servants qui t’ont ramassé.

 

- Ram… quoi ?! Ah ben sympa, dis tout de suite que je suis une ordure !

 

- L’ordure était lourde, dans ces cas-là, répliqua le blondinet. Ahem ! Au fait, moi c’est Raphaël, et l’autiste là-bas, c’est Augustin.

 

- Tu ne pèses pas bien tes mots, vieux…, » répliqua le dénommé « Augustin » 

 

…et se tournant vers moi, me gratifia de son sourire sublime :

« - Ne t’inquiète pas, tu n’es pas aussi lourde que le prétend Raphaël.

 

- Pffff, marmonnai-je, tu parles !

 

- Tu disais ? me demanda-t-il.

 

- Non, rien… Expliquez-moi plutôt ce que je fais ici.

 

- En fait, commença Clarisse, tu es tombée par terre dans les toilettes – ahem – enfin, je pense que tu as dû t’évanouir au passage. Les garçons passaient par là par hasard et je pensais que…

 

- Hmm, je vois…

 

- Tu te sens mieux ? » s’exclama Augustin, ses yeux marrons caramel rivés sur moi.

 

                  Je devais être pratiquement rouge face à lui… Augustin… Hum. Plutôt grand par rapport à moi (bon, évidemment, pour un garçon, ce n’est pas un géant, mais plutôt moi qui est petite !) Un mètre soixante-dix, un mètre soixante-quinze ?… Dans ces environs sûrement. Sa peau était mat, mais pas tout à fait comme moi. Ses cheveux étaient de beaux et rares châtains acajou aux doux reflets de couleur café.

 

                 Son regard me croisa une seconde fois. C’était horriblement troublant. Je lui répondis avec toute l’assurance que je pouvais contenir :

 

« - Je vais… bien. »

 

                 Raté. Aucun doute, la comédie, le spectacle et tout le bazar, ce n’est pas pour moi. Il me regardait toujours, sourcils froncés, inquisiteurs. Qu’est-ce que j’avais encore dit ??

 

« - Tu veux rester à l’infirmerie ou tu veux que l’on te raccompagne à ta chambre ?

 

- Je… je vais aller dans ma chambre. Clarisse suffira pour me raccompagner.

 

- Comme tu veux, releva Raphaël, avec un clin d’œil – pitoyable…

 

- Non, répliqua Clarisse, il serait préférable que vous veniez avec moi, au cas où elle retomberait des les pommes. »

               QUOI ?! Mais elle veut ma mort ?!! Pffff… Comme si je voulais prouver aux autres – et à moi-même ! – que j’étais capable de me débrouiller seule, je me mis debout rapidement. Mes genoux fléchirent d’un coup – et là, c’était la gamelle. Je supposais que les garçons m’observaient toujours. Par habitude, je ne suis pas chanceuse pour que mes gestes se coordonnent parfaitement – si l’on voit de quoi je veux parler. Aujourd’hui, c’est encore pire, puisque je suis à moitié dans les vapes. Merde. Ça n’arrive qu’à moi ce genre de trucs.

 

                 Tous mes membres tremblaient, et ma respiration se fit saccadée. L’air arrivait difficilement dans mes poumons. Je toussai violemment. Vivement, je portai mes mains à mon cou – comme si la douleur aller passer ! n’importe quoi… J’avais fermé les yeux… Tout se déroulait trop vite… Je sentis des bras forts enlacer avec douceur tout mon corps, et m’emporter quelque part, au loin, loin, loin… Où ça ? Je n’en savais pas plus. La vie est nulle, pourrie, parsemée d’obstacles et de souffrances. Et Edwige dans tout ça ? Je n’ose même pas y penser… Edwige… On se retrouvera… On se retrouvera bientôt… là-bas… Je te le promets… Grande sœur…

 

 

Tags associés : Chapitre, hasardeuse

J'kaz !
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Le Mardi 07 Juillet 20093 commentaire(s)
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